M CATASTROPHE de la r&a JaaiiL-GQïjon Les liommea cl la cutai»troi>lie L,e Gaulois a fait une enquête sur le rôle des hommes au Bazar de la Charité . Il a iiik;rvi < wé un certain nombre do membres du comité , de commissaires , de visiteurs qui se trouvaient au Bazar lorsqu' éclata l' incendie . Voici la réponse de M. l' abbé Odelin : En fait d' hommes , je ne me rappelle pas en avoir vu plus de deux ou trois , et il s' en trouvait , du reste , très peu au Bazar . Les deux hommes que j' ai vus se sauvaient par l' échelle du coté de l' Assomption . D' actes de brutalité , je n' en ai pas vu Je n' ai pas vu d' actes dans le genre de ceux qu' on raconte . 11 est vrai que je n' ai pas été té moin davantage d' actes d' héroïsme ; mais , en vérité , le feu a été si rapide que les plus coura geux ont dû rebrousser chemin . M. le baron de Bourgoing : A la première apparition du feu , M. de Pontalba et M. de Mackau se sont élancés vers les portes qui donnaient sur la rue afin de met tre de l' ordre dans la sortie . Leurs efforts ont été impuissants contre la foule qui se pressait et se piétinait en cet endroit . Ils ont alors cherché à sortir par le derrière , et M. de Pontalba a conduit jusqu' au milieu du terrain Mad . Leglay et la baronne de Saint-Di dier dont les robes étaient en feu . Ces deux messieurs ont reçu de nombreuses brûlures . M. de Gosselin , M , Reille , M. A. Dufaure , M. Germain Lacour , qui a sauvé Mad . la comtesse de France ; M. de Segonzac , M. Delahaye , M. Garnier , M. Pierron , M. le lieutenant Jacquin , pour ne citer que ceux-là , ont enfoncé des por tes et des fenêtres donnant sur le terrain va gue , ont aidé les femmes à sortir , ont été brû lés et ont cherché à faire , depuis l' intérieur , nus brèche dans la palissade , du côté de la place François-I ", taudis que M. O. Tainguy , le comte de ( îanay les aidaient , de l' extérieur , avec d' autres personnes , à arracher les plan ches . M. de Montgermont sortait brûlé , le troisième avant-dernier , par la fenêtre de l' hôtel , et M. d' Argenson , un jeune celui là , avait couru , à la première alarme , prévenir les dames qui étaient au bufiet d' avoir à s' échapper , ce qu' elles n' au raient peut être pu faire sans cet avertisse ment. J' en passe ; mais si on voulait aller au fond des choses , on trouverait que d' autres hommes se sont fort bien conduits . M. Tombio Sanz , un étranger qui se trouvait au jeu de ballon , a pu sauver , avant d' échapper lui même à la catastro phe , trois femmes dont les vêtements a vaient pris feu et qui étaient évanouies ; il les a portées de l' autre côté de la rue et n' a quitté l' endroit terrible que lorsque ses forces Font complètement abandonné et qu ' ii a dû aller se faire panser chez son pharmacien . Elle est véritablement exagérée , la campagne menée contre les hommes . J' en ai vu un très petit nombre au bazar et pas un qui n' ait fait son devoir . Je ne comprends pas l' intérêt qu' il y a pour des journaux qui se lisent à l' étranger à répercuter de telles fables . La plupart des hommes qui étaient là — il y en avait une tren taine — étaient des pères de famille ou des ma ris . Rien de plus naturel , dans un moment ex ceptionnel comme celui-là , que deux ou trois aient bousculé des femmes pour chercher et sauver les personnes parentes . Mci qui suis étranger , Péruvien , je ne com prends pas le but que peuvent poursuivre des Français en répétant des bruits qui sont d' une inexactitude monstrueuse . Le poids de l' affirmation de M. Torribio Sanz , qui s ' est admirablement conduit et qui n' a même pas cherché à connaître le nom de celles qu' il avait sauvées , vaut quelque chose , n ' est - il pas vrai ? Tous les interviewas donnent la même note. Mad . la marquise de Talhouët-Roy , qui a eu le bras gauche fortement brûlé : Monsieur , je suis absolument de l' avis de la duchesse d' Uzès , ma parente , en vous déclarant que la campagne menée contre les hommes est tendancieuse au dernier point . Et je ne de mande pas mieux , si mon témoignage gpeut vous servir à quelque chose , que vous répétiez que je n' ai , autour de moi , pendant que chacun cherchait à se sauver , vu trace de , lâcheté mas culine . Mad . la comtesse de S a vigny de Mon corpa : * Tous les hommes que j' ai vus ont fait leur devoir . Je n' en ai pas aperçu d' autres . Mais , si j' en avais vu qui se fussent mal conduits , je vous garantis bien que je n' aurais pas hésité à dire mon sentiment sur eux . « Mes doax filles , dit le marquas de Cïri ja'.ba , ont vu des jeunes gens aider les femmes à fuir . Elles m' ont raconté , dès le premier jour , que plusieurs jeunes gens , qui se trouvaient au buffet , poussèrent les femmes , les adjurant de fuir au plîis vite , leur indiquant les sorties . » M. ae La Haye trouve que rien ne jus tifie la façon dont on cherche à ternir l' at titude des jeunes gens , puisqu' il n' y en avait que très peu , que lui n' en a pas vu . Qasnt aux membres du comité , ils sont passés les derniers par la porte située à gauche du Bazar , et la Sœur Chantal a été sauvée par l un d ' eux . Eîîle < £a Vaioace Hier matîû , à dix heures , ont été célé brées les obsèques do Mile de Valence , morio après une terrible agonie des suites d«a blessure * reçues dans l' incendie du Iszar de la Charité . Rappelons , en passant , que la mère et la sœur de la défunte ont été enterrées , il y a dix jours à peine , après avoir trouvé la mort dans la même catas trophe de la rue Jean-Goujon . Le don d' un mfilliou Premier versement M. le baron de Mackau a reçu hier au soir de son donateur anonyme une pre mière somme de trois cent mille francs . Ces trois cent mille francs ont été immé diatement mis en distribution . Les 153 œuvres du Bazar ont été avi sées par lettre , hier au soir , des sommes qu' elles pourraient toucher dès mainte nant . Quarante œuvres , choisies parmi les moins fortunées , reçoivent immédiatement leur allocation complète . Une nouvelle répartition aura lieu dans quinze jours . Le Figaro assure savoir d' une source autorisée que la généreuse donatrice res tée anonyme serait Mad . la comtesse de Laubespin , la très pieuse et très charitable veuve de l' éminent philanthrope , du vénéré sénateur de la Nièvre qui fonda l' œuvre , si belle , de l' assistance par le travail , et au quel les pauvres sont redevables de tant d' autres bienfaits . Il se peut que cette information soit con trouvée , mais elle est trop vraisemblable pour que nous ne l' accueillions pas. NEGROLOaiE La princesse Isabelle de Bourbon-Bour bon vient de mourir , à Paris , à l' hôtel Vic toria , cité d' Antin . Elle était sœur du roi don François d' As sise et tante de la reine régente d' Espa gne . Elle laisse , sur neuf enfants , deux filles seulement : la princesse Marie Christine , qui réside à Madrid , et la princesse Marie Isabelle , fixée à Malaga . GAZETTE PMLEMSTÂIRE Sénat Suite de la séance du 18 mai 1897 Présidence de M. LOUBET , président Après les explications de M. Jean Du puis , rapporteur , la discussion générale est close . La suite de la discussion est renvoyée à lundi . M. Darlan dépose le projet de ré pression des outrages aux mœurs . La séance est levée et renvoyée à jeudi . Chambre des Députés Suite de la séance du 18 mai 1897 Présidence de M. BRISSON , président MM . Gellibert des Séguins et Mo deste Leroy interpellent le gouverne ment sur le captage des eaux du Loing et du Lunaii , pour l' alimentation de Paris . Ils considèrent ce captage comme un danger national , parce qu' il tend à appau vrir les populatioas rurales . Ils reprochent , en outre , à la Ville de Paris de ne pas in demniser suffisamment les riverains expro priés . M. le ministre des travaux pu blics répond que la question ne dépend ni du gouvernement ni de la Chambre . Les litiges dont il s' agit ne peuvent être réglés que par les tribunaux ; mais le gou vernement s' emploiera à abréger les délais d' expertise . La Chambre adopte un ordre du jour ap prouvant les déclarations du ministre . îvï Lockroy dépose une demande d' in terpeliation sur l' état de la flotte . L' interpellation sera jointe à la discus sion du crédit budgétaire pour la marine . La séance est levée et renvoyée à jeudi . l# a ig «.2 vï §«0 LE CALEHDRIEd Jeudi 20 mai 1897 , 140 e jour de l' an née . — Lever du soleil , 4 h. 15 ; cou cher , 7 h. 39 .— Lever de la lune , minuit coucher , 7 h. 39 matin . 20 e semaine de l' année . — Dernier quar tier de la lune , le 23 . i8S4 . — Mort de Lafayette . Féte i Saint Bernardin . ACTES CFFSÛIELS Bureaux du Sénat . — M. Fousset fait par tie du 3 e bureau au Sénat et M. Cochery di 9 * bureau . Bureaux da la Chambre des députés — MM . Lacroix et Rabier font partie du S ureau de la Chambre ; M. G. Cochery lu 7% MM . Alasseur et Viger du 9 e bu eau . Juges de paix . — Sont nommés juges de > aix : A Nogent-le-ltoi ( Eure et-L .), M.Cahingt , uge de paix de Brezolles,en remplacement le M. Parizot , décédé . A Brezolles ( Eure-et-Loir ), M. Louis ( Ber rand ), en remplacement de M. Cahingt , îommé à Nogent le-Roi . Sont nommés suppléants de juges de > aix : De Blois , canton ouest ( Loir-et Cher ), M. îouet ( Pierre - Alexis ), en remplacement de il . Boullié , démissionnaire . De Preuilly ( Indre et-Loire ), M. Doucet lAlexandre-Léonce-Anselme ), en remplaça ient de M. Pogé , décédé . De Tournan ( Seine-et Marne ), M. Salmon Paul Emile ), notaire , licencié en droit , an remplacement de M. Salmon , démission laire . Les Bons du Trésor . — Par décision du ninistre des finances , en date du 18 mai 1897 , l' intérêt attaché aux bons du Tré sor a été fixé à partir du 19 mai 1897 nelusivement : à 1 1 / 2 p. 100 pour les aons de trois à quatre mois , à 1 3 / 4 s. 100 pour les bons de cinq à douze mois . Ecole navale . — Concours de 1897 . — Les compositions pour l' admission à l' é sole navale auront lieu , en 1897 , les l r , 2 et 3 juin prochain , à Paris , Cher bourg , Brest , Lorient , Rochefort , Toulon et Alger . Elles seront précédées de la visite médi cale qui sera passée le 31 mai dans tous les centres . En raison du petit nombre de candidats ayant demandé à concourir à Dankerque , Bordeaux , Lyon et Nancy , le ministre de la marine a décidé que les épreuves écrites ne seraient pas subies dans ces lo calités . Les jeunes gens qui ont fait choix des villes indiquées ci dessus passeront la vi site médicale et feront les compositions , savoir : A Paris , au lieu de Dankerque , Lyon et Nancy : A Rochefort , au lieu de Bordeaux . Aucun candidat n' a désigné Dieppe , Bayonne , Toulouse ni Bastia . NOUVELLES à FAITS ORLEANS CONSEIL MUNICIPAL D' ORLEANS Présidence de M. TRANSON , maire Séance du mardi 18 mai 1897 La séance est ouverte à 8 heures 1 / 2 . MM . Courtin , Gouchault et Phellion , ab sents , sont excusés . M. le maire dépose les procès-verbaux des séances des 21 et 23 avril et en de mande l' adoption au Conseil . M , Avisse , au nom de M. Phellion , prési dent du comité de la Fête de la Mi-Carême , regrette que la lettre de remerciement , adressée à l' administration par M. Phellion et lue à une séance précédente , ne figare pas au procès - verbal . Il en demande la re production , à titre de rectification au pro cès-verbal . Il sera donné satisfaction à M. Phellion et à M. Avisse . M. le maire lit une note de M. le direc teur des travaux municipaux , certifiant que M. Fournier a exposé exactement les différences de prix entra la pierre factice et la pierre dure , dans la discussion sur l' hôtel des Postes . Après quoi les procès verbaux sont adop tés . Election du secrétaire 11 est procédé à l' élection du secrétaire , pour la durée de la présente session ordi naire . M. Avisse est élu par 21 voix ; M. Bigot ' teau a obtenu 2 voix ; MM . Halmagrand , Hutteau et Portalis , chacun 1 voix . Dons au Musée historique Lecture est donnée d' une lettre de M. l' abbé Dasnoyers , directeur du musée his torique , annonçant les dons de : vases gallo-romains provenant de Chevilly , of ferts par M. Le faucheux , marchand de cré pins à Orléans ; cachets royaux et révolu tionnaires du XVIII e siècle , par M. Blondel , directeur d' assurances à Orléans . Des remerciments sont adressés aux donateurs . Désignation de commissaires MM . Robineau et Barreau sont désignés pour assister le maire dans les , adjudica tions . Sont désignés pour faire partie des com missions cantonales relatives à la forma tion de la liste annuelle du jury ; canton Est , MM . Ddlucenay et Hutteau ; canton Nord Est , MM . Faugoin et Goujon ; canton Ouest , MM . Boucher et Halmagrand ; can ton Nord Ouest , MM . Ilivierre et Biscara ; canton Sud , MM . Gouc'ault et Bedel . MM . Gavot et Phellion sont désignés pour faire partie de la commission de re vision de la liste électorale du tribunal de commerce . Dépenses imprévues Est renvoyé à la commission des finan ces , le relové des sommes imputées sur le fonds des dépenses imprévues depuis la session de février . Dispense de formalités de purge d' hypothèques Le Conseil accède à la demande de dis pense de l' accomplissement des formalités de purge des hypothèques pour cinq ac quisitions inferieures à 500 fr. , et concer nant l' agrandissement du cimetiere des Aydes . Report de crédits Sont reportés à un autre exercice divers crédits , notamment le remboursement des garanties aux entrepreneurs du nouveau cimetière et du réservoir . Nomination des commissions annuelles L' ordre du jour appelant la nomination des commissions annuelles , M. le Maire fait connaître les noms composant l' an cienne commission des finances et demande au Conseil s' il veut confirmer le mandat précédent . M. Hutteau s' oppose à cette manière de procéder . Il demande qu' il soit établi un roulement parmi les membres du Conseil , afin qu' à tour de rôle ils fassent partie des diverses commissions . Il déclare qu' il pose sa candidature à la commission des finances . M. Gavot demande que les membres du Conseil soient autorisés à changer de com mission , ainsi que cela se pratique au Con seil général . M. Portalis trouve que cette faculté ré pondrait mal à la confiance du Conseil , qui élit les commissaires . M. le maire dit que le règlement du Con seil municipal n' est pas le même que celui du Conseil général , où les commissions sont tirées au sort . M. Rivierre propose de nommer une commission pour étudier la question . M. Halmagrand appuie le système de M. Gavot . M. Chatelin explique le système qui fonc tionne au Conseil général . Pendant que ces observations s' échan gent , l' urne circule et le scrutin s' achève . En voici les résultats : Votants , 31 ; majorité absolue , 16 . Sont réélus : MM . Robineau , 31 voix ; Chalon , Courtin et Portalis , 30 ; Montaillé , 29 ; Ga vot , 26 ; Bigotteau , 25 ; Stenzel , 24 ; Bou cher , 21 voix . M. Hutteau n' a obtenu que 8 voix ; M. Andreu , 4 ; M. Avisse , 3 ; M. Phel lion , 2 , etc. On passe à la commission des travaux et eaux . L' échec de M. Hutteau ne décourage pas M. Fournier , qui pose la candidature de M. Bernard . Il est donc encore procédé au scrutin . En voici les résultats : votants , 31 ; bul letin blanc , 1 ; majorité , 16 . Sont réélus , MM . Chatelin , 30 voix ; Ri vierre , 29 ; de la Taille et Portalis , 28 ; Ro bineau et Fournier , 25 ; Barreau , 24 ; Chi coineau , 23 ; Phellion 22 ; M. Bernard a ob tenu 12 voix ; M. Hutteau , 6   M. An dreu , 3 . On passe à la commission de l' enseigne ment. Plusieurs membres demandent que l' on réélise les mêmes commissaires . M. Boyard s' y oppose et demande le scrutin . Mais , devant les protestations de ses collègues , qui font observer justement qu' on va perdre inutilement plusieurs heu res , il retire sa proposition . Sont donc désignés à nouveau : Pour la commission de l' enseignement , MM . Biscara , Barreau , Gavot , Halmagrand , Hutteau , Avisse , Bédel , Portalis et Lafon taine . Pour la commission des chemins vici naux , MM . Goujon , Barreau , Faugoin , Gou chault , de Champvallins , Bernard et Chi coineau . Pour la commission du travail , MM . Bou cher , Andreu , Bedel , Courtin , Bernard , Boyard , i Fournier , Hutteau et Chicoi neau . Pour la commission des pensions , MM . Andreu , Fournier , Boyard , Stenzel . M. Bi gotteau remplace M. Brunet . Pour la commission du bureau de bien faisance , MM . Goujon , de Champvallins , Stenzel et Andreu . M. Fournier remplace M. Brunet , qui demande à ne plus faire partie de cette commission , ainsi que de la précédente . Pour la commission des hospices , MM , Boucher , Faugoin , Halmagrand , Rivierre et Boyard . Renvoisaux commissions Le Conseil prononce le renvoi : A la commission des finances , du compte administratif du maire et du compte de gestion du receveur municipal pour 1896 et du projet de budget supplémentaire de la ville pour 1897 ; des comptes et du budget supplémentaire de l' Orphelinat Se renne ; A la commission du bureau de bienfai ' sance et à la commission des hospices , des comptes desdits établissements pour [ 896 et des budgets supplémentaires de 1897 ; A la commission des pensions , dune lemande en liquidation de pension de re faite . Autorisation de plaider Le Conseil donne un avis favorable à une délibération de la commission admi nistrative des hospices , tendant à obtenir l ' autorisation de défendre à une action ju àiciaire intentée à cet établissement par M. Bezault , de St-Cyr-en-Val , dont la femme , pensionnaire à l' hospice des aliénés , s' est tuée en se jetant par une fenêtre . Offre de location de terrain M. le maire fait connaître que M. Fusil , sculpteur , rue Basse d' Ingré , demande à installer un atelier provisoire , rue Eugène Vignat , dans le terrain vague longeant le cimetière Saint Vincent . Pour ce terrain de 156 m. 55 , il offre un prix de location annuel de 1 fr. 50 par mètre , soit 234 fr. Le bail de 3 , 6 , 9 , qui lui serait consenti , serait résiliable au gré de la Ville . M. Robineau croit qu' il y a une certaine inconvenance à installer un atelier tout au près du cimetière . Il voudrait que l' on se renseigne pour savoir si cette installation est conforme aux règlements . M. le maire répond qu' il ne s' agit pas d' un atelier , mais d' un magasin de venta de monuments funèbres . M.   la Taille , préoccupé également de la question de règlement , demande , _ en tout cas , que l' on impose des conditions au locataire . M. Andreu voudrait que la location fût mise en adjudication . La location est aloptée , sous les ré serves formulées par M. de la Taille . Travaux au lycée M. le maire lit une lettre de M. le mi nistre de l' instruction publique relative aux 3,600 francs de travaux à effectuer au lycée , pour lesquels le Conseil a voté seule ment le tiers de la dépense . Le ministre expose que les crédits mis à sa disposition ne lui permettent qae de participer à la moitié de la dépense . Il demande denc à la Ville de parfaire les 600 francs qui manquent . M. le maire rappelle qu' il s' agit de la transformation d' un dortoir en salle de classe et d' étude . Il expose que M. le pro viseur lui a démontré l' urgence absolue de ces travaux . M. Avisse soutient la demande , au double point de vue de l' hygiène et du principe . Il cite des cas où la ville a payé plus des deux tiers de la dépense . M. Gavot dit qu' il a refusé de voter la moitié de la dépense , pour sauvegarder le principe . M. le maire lit une loi de 1885 , dont il semble résulter que les travaux doivent être payés moitié par l' Etat et moitié par la Ville . M. Robineau réplique qu' il s' agit des tra vaux d' installation ou d' appropriation , mais non de modifications intérieures . C' est le cas actuel et , pour ce cas , la Ville ne de vrait rien avoir à payer . Il proteste contre le procédé du ministre , qui manque à ses engagements . M. Halmagrand demande qu' on lui mon tre la lettre du ministre , s' engageant à payer les deux tiers de la dépense . M. le maire dit que cette lettre n' existe pas ; mais il relit la lettre actuelle , dans la quelle le ministre dit regretter n' avoir à sa disposition que la moitié des fonds . M. Gavot en conclut que la part de l' Etat est de plus de la moitié . Il ne refuse pas de voter les 600 fr. , mais en maintenant le principe . M. Lafontaine se range à l' avis de M. Gavot . Les 600 fr. sont votés avec la restriction exprimée par M. Gavot . Le cahier de charges du théâtre M. le maire donna lecture des modifica tions au cahier de charges du théâtre , pour l' année 1897 1898 , proposées par l' adminis tration municipale . Le théâtre serait accordé pour un an , à partir du 1 er juin 1897 . Il y aurait deux sai sons : l' une d' hiver , l' autre de printemps . La première comprendrait 35 représenta tions de drame et comédie et 15 d' opé rette ; la seconde se composerait de 12 re présentations d' opéra et d' opéra - comique . La subvention allouée serait de 10,000 fr. , payables en 4 termes : le premier , le 25 dé cembre 1897 . Pour les représentations des troupes en passage , le directeur toucherait 200 fr. M. Biscara demande des explications sur les 200 fr. que l' on propose d' allouer au di recteur pour les représentations des trou pes en passage . Il voudrait savoir égale ment si le nombre des représentations est formel . M. le maire dit que ce nombre est basé sur deux représentations par semaine ; si le directeur veut en donner davantage , il le fera à ses risques et périls . M. Biscara voudrait alors que l' on dît que c' est un minimum . M. Delucenay explique que 50 représen tations seulement sont dues par le direc teur ; s' il en donne davantage , c' est à ses frais . M. Bernard voudrait que la subvention ne fût payee qu' à la saison d' opéra ; que le directeur ne touchât pas 200 francs pour les troupes en passage , et que les portes du théâtre fussent ouvertes , trois quarts d' heure au moins avant les représenta tions . Après différentes observations échan gées entre MM . Biscara , Chalon , de Champ vallins et M. le maire , le cahier des char ges est adopté ; mais il est décidé que , sur les 200 francs alloués au directeur pour les troupes en passage , celui-ci devra payer les 60 ou 70 francs de frais du jour. Sur les observations de M. Halmagrand , M. Bernard retire sa demande pour l' ou verture des portes . M. Hutteau s' inquiète de savoir si le théâtre d' Orléans est bien aménagé en cas d' incendie . M. Lepage répond qu' il existe seize sor ties supplementaires , dont il donne l' énon ciation . Ces portes sont en bois mince et ouvrant en dehors . De plus , il existe sur la scène un rideau en fer devant le magasin des décors . M. Chalon signale le danger que pré sente la salle de l' Institut en cas d' incen die , et la défectuosité des portes de sortie . M. le maire propose d' instituer une com mission spéciale . M. Chalon croit que la commission des travaux suffirait . M. Lepage ajoute que M. le directeur des travaux s' occupe de la question . M. Bernard revenant au théâtre , vou drait un dégagement au milieu du par terre . M. Biscara fait observer que personne ne sait où sont les issues ; il faudrait les ouvrir à chaque représentation . M. Lepage fait observer que beaucoup donnent chez des locataires . M. de la Taille voudrait , au moins , que l' on ouvrit celles par où l' on peut sortir dehors . M. Chalon appuie les demandes de MM . Biscara et de la Taille . M. Lepage dit que l' on consultera les lo cataires . M. Biscara demande ce que l' on a prévu pour les théâtres de la foire . M. le maire répond que M. le directeur des travaux est chargé de surveiller les dégagements . Ces diverses questions sont renvoyées à la commission des travaux . Subvention à l' Union orphéoniqùe M. le maire fait connaître que l' Union orphéonique sollicite une subvention de 500 fr. pour lui'permettre de prendre part au concours de Limoges , le 25 juillet . M. Barreau dit qu' il y a urgence de prendre une résolution . La subvention est votée par 13 voix contre 6 . Un vélodrome M. le maire soumet au Conseil une de mande du Club vélocipédique d' Orléans , tendant à l' établissement d' une piste per manente , entre le pont Saint-Marc et le pont Bourgogne . > M. Bernard propose d' établir le vélo drome au stand Tudelle , puisqu' il est ques tion d' installer l' école d' horticulture au Jar din des Plantes . M. le maire propose le renvoi à la com mission des travaux . Le renvoi est adopté . Questions diverses M. Halmagrand demande s' il 'y a un commandant désigné pour les pompiers . M. le maire répond négativement . M , Halmagrand dit qu' il se propose alors , de déposer à nouveau un projet de réorganisation du corps des pompiers . M. de la Taille demande que l' on profite des travaux de l' égout de la rue da la Ré publique , pour rétablir les urinoirs à un endroit quelconque du boulevard , à proxi mité . M. l   maire dit qu' il va renvoyer la ques tion a la direction des travaux . Le Conseil se forme en comité secret pour examiner les affaires suivantes : Ecoles du gouvernement .— Avis sur des demandes de bourse ; Soutiens de famille . — Avis sur des de mandes d ' envoi en congé ; ca f e vision d' assistance médi re^au n    qaun re t .p u '''^^ 1e est levée à onz9 heu Distribution publique d' eau Les abonnés aux eaux de la Ville sont prévenus que les eaux seront fermées demain jeudi , 20 mai , de 7 heures du matin à midi , dans les rues ci après : Rue des Ormes-Saint-Victor , rue des Pensees ( entre la rue des Ormes Saint Vic tor et la rue St Euverte ), rue des Noyers , j Ue ,   u Pûht-Saint-Loup , rue des Juifs , rue delE elon , rue du Champ Saint-Euverte , rue aux Loups , rue du Devidet , rue des Fraanrcs Bourgeois , rue Saint-Michel , bou levard Saint-Euverte . Exposition universtllg de 1900 ,™ L . e ® P® r60a n e s <ï ui désireraient prendre part à l Exposition universelle de 1900 sont informées qae des exemplaires du rèerle ment général de l' Exposition et de la clas FKUILLETON BU JOURNAL DU LOIRET 30 PvWtp . nt e:,s reponsea ne conlentaient p t s Marguerite ; l' interrogation se dres sât , inassouvio : Pourquoi Claude aurait il tardé si longtemps à fuir son misérable eort ?... E ; '~ - naif le suicids succédant im i > < i ( >t à l' irréparable dénonciation fo * \ e > r Mad . de Seigrigry ; elle le cm i c t encore quelques jou.s après , a'u » c-ù Claude eppreck rtw ni '«t utes de cette dénonciation . Mais ainsi recuié , le suicide J«i sem blait Inndcjissiblo comme un effet sans carse . A moins que. — n caite conjecture glissait rn « Ue d' iad-îSakssblp * effrois — a maies qus cï > suicida n' t-ût été déterminé par uûj autra cause , ignorée d' elle , une chs d ? dn(3 p!u '. rôccnte nos av : a j E !o chercbait cet>e ç .i .v -, ;; Vonn-:iU lab-m -•;> dans h ; 8 b " ri vil :)" U di piS:C , f'îls dit tout hrJ . : — A m '; ? ? q;;o . . F s » ;??!!; ?:??? 1 iï - ; ya . h jf ùrA uions ndivi.i-r'ictlvi ;:? lui lioil trc-'fnl i '.. i'!r--3-it i'.r - C udlv aveulie dépar ; pû ;• n::-i !-;:' Z , - "?: d)I .- qui , sou drin,i';;l >. vj -s iKi » u\:r,o éioRti'ani.0 — étonnante , en vérité , invraisemblable excessive , feinte sans doute . Claude avai donc résolu de se tuer ; la préinéditatioi s' établissait . Il avait proposé uue villégiature lointaine propice aux ascensions ; elle devait , d' aprè ses calculs , lui fournir un hasard fa v,,rable qui , aux yeux de tous , et particu lièrement à ceux des assureurs , déguisât l < rôle do sa volonté et attribuât sa mort à u accident . Jusqu' où remontait cette prémédita tion ? A l' époque où Claude signa son contrat î Non , affirmèrent les souvenirs de Margue rite . Sans doute , lorsqu' il s' assura , Claude roulait de funèbres idées ; il pensait à la mort mais n' était point résolu à se la don ner ; une prudente prévoyance lui avait conseillé cette précaution qui , en cas de maiheur , enrichirait son enfant . La cause de son suicide — et , si le suicide était prouvé , cette cause existait forcément — la cause de son suicide ne remontait pas si loin . Marguerite revint à la période d' accable ment q îa Claudo avait traversée . Cette périodo coïacidait avac l' aversion inexpli cable — ou inexpliquée — que Claude avait accusé à l' endroit de Valentin . ... Mais pourquoi donc , maintenant , sa psnsée , qu' etie dirigeait sur le suicide pré sum i de Claude , allait -elle avec obstination du lit de douleur où râlait son mari au bor c-.au de satin où somiueiiiait son enfant ? Quelle extraordinaire relation de cause à fcfiûst existait entre ceci et cela ? Marguerite n' aurait pa la présiscr ; elle n3 la voyait d :?, elle ln n' .&fi . 4 iTOifS que. . . E », h passé , des vo'x parlèrent : — Lion Dieu , qu' il est peul . Encore bien petiot , ton enfant ! disait M. de Sei grigny . — A ta place , je m' inquiéterais , Margue rite . .. disait Mad . de Seigrigny . D' un passé plus proche , la voix délirante de Claude : — Pauvre innocent !... Elle l' a tué !.. Mais , s' il était vrai que le coup dont Mad . de Seigrigny frappa Marguerite eût atteint cet enfant dans les entrailles de sa mère ? s' il était exact que Valentin , innocente vic time , fût voué à l' imbéciliité ou à une mort prématurée ? Une telle infortune explique rait ënS-U le suicide — ce suicide que " lui même , par contre choc , semblait prouver cette infortune . Marguerite eut au cœur la sensation d' une brûiure ; elle s' exhorta au calme . — Je vais rentrer , Céiinie , dit -elle à son amie consternée . — Déjà . . . Attends un instant pour que je te montre ma capote cerise . — Non , je t' en prie . A demain . . . Elle passa chez elle , embrassa longue ment son fils ; puis , domptant sa faiblesse , ^' affranchissant de ses timidités , auda cieuse , résolue , prête à tout entendre , à tout supoorter , armée déjà pour toutes les luttes , décidée à tous les sacrifices , elle s' achemina vers la vérité . Harcelé de questions , le médecin con firma les craintes de Marguerite . Si Valen tin vivait , il ne serait jamais qu' un « inuo cent » —• s' il vivait . En outre , sa confor mation présenterait des défectuosités . L' homme de l' art prononça des mo's dé solants : rachitisme , atrophie , déviation - - et son pronostic se résuma : « Cet euLnt , s' il vit , sera idiot et contrefait . » Puis , sur une observation de sa cïtente , le docteur crut devoir excuser le siienr-.ê gardé par lui jusque-là . Il avait agi à la prière de M. Le liùiin , C-aude , arguant de la sensibilité et de la délicatesse de sa femme , avait obtenu du médecin qu' il re culât cette douloureuse révélation jusqu' s ce que les circonstances l' imposassent . Marguerite s' enquit de l' époque où ce entretien eut lieu ; le docteur donna une date qui concordait avec la tristesse de son mari . Revenant à son enfant , elle de manda s' il n' y avait aucun espoir de le sauver et de la mort , et de la difformité , el de l' inintelligence . Le docteur , sans en thousiasme , paraphrasa le vieux dicton « Tant qu' il y a de la vie . , . » Marguerite ne désirait pas davantage pour le moment . Paisqu'un espoir subsis tait , si mince fût -il , elle se créa aussitôt la conviction de réussir , et cette convictlon lui communiqua la force nécessaire pour entreprendre la pénible tâche qui lui in combait . Si elle n' avait été soutenue par l' action stipulante de sa foi , nul doute qu' elle ne se fût abattue là , inerte . Ce nouveau ter rible coup , loin de la terrasser , la ranima , et la poussa vers la lutte . De retour chez elle , embrassant Valentin , elle eut un beau geste de défi : — N' aie pas peur , va !... Je te sauve rai ... Dès le lendemain , elle agita la gent mé dicale , provoqua de très coûteuses consul tations dont les résultats , quelque peu contradictoires , ne lui portèrent aucune es pérance et aucune désolation nouvelle . IMe s' adressa aux plus brillantes célébri tes , aux spécialistes ies plus - vauiéj , sans cesse à i'afïût d' une science plus habile et d' un remède plus puissant . Elle accueillait et appliquait avec le même respect les moyens Guratifs inspirés par tes thérapeu tiques les plus disparates et les charlata nismes les plus ingenieux , car le souci de ne rien négliger , joint à son ignorance , l' amenait à une ruineuse crédulité . Et qu' elle souffrait , mon Dieu , des souf frances de son Valentin 1 Main'eaant qu' on le harcelait de drogues , d' emplâtres , de frictions , de bandages , d' appareils ortho pédiques , 1 enfant ne esssait de crier , et ses cris agissaient sur le cœur de la mère comme des griffes sur de la chair à vif . Ah tout son sang , elle le lui eût versé goutte à goutte pour lui assurer la vie et la santé ! Sanglotante , elle s' agenouillait devant le berceau et s' accusait , implorait le pardon de son fils : - Tu souffres , petit ?... Pardonne moi de t avoir mis au monde ... Pardonne -moi de te soigner et de te prolonger tes souf frances ... Et tout à coup la cause de cette infortune lui revenait à la mémoire . Une révolte se couait la jeune femme : « Oh ! ma mère ma mère I » Saisie d' une haineuse coière ' elle la maudissait , la vouait aux infernales tortures et , à son tour , éprouvait le désir ae osâmer : — La gueuse la gueuse !... Mais , las de se plaindre , l' enfant tombait en prostration , semblait dormir . Quelle ineuable joie envahissait alors Marguerite ! Lpiant ce sommeil , elle s' abîmait en de longues prières où la reconnaissance se mariait a îa supplication et aussi au repen tir des haineuses pensées que la désespoir lui avait suggérées . du t ua jour , sur les sollicitations de M. Flambert , formuler son avis au sujet de la compagnie d' assurance . Depuis long , temps elie avait bâti la fable vraisemblab'9 qui élu ' àt tout procès et expliquât le sui cide de Claude sans en dénonce ? u*s motifs sacreis . Elle donnait sans discussion gain de cause à la compapagnie , renonçait aux deux cent milla francs stipulés dans le con trat , et , comme ce sujet l' affectait pénible ment eHa priait M. Flambert de ne plus l' aborder a l' avenir . H — Mai s , madame , les affaires sont les affaires ... Votre soumission entraîne une grosse perte pour vous , objecta M. Flam EUe scandalisa le fiaancier . — Qae voulez vous ? Intenter un Drocèa perdu d avance , serait un acte de mauvaisâ foi ... Comme je vous l' ai dit,t le suicide d ! Caude est pour moi moralement prouvé d autre part , l enquête de la compagnie lé do montre matériellement . Je dois à la mé moire de mon mari d' éviter toute insis tance qm tendrait à établir qu' il prlmKa en e   ntu   cOmpagaie au Profit de son plus n . . Donc , n' en parlons A®'® venu , elle se résolut , d' après d' a -> nammes conseiis , à conduire son enfant à Berk sur-Mer . Enclave des ménaïemenls quelle devait tenir en faveur de son rèi-e el e avisa ses parents de son projeï Cetta lettre lui valut , en manière de réponse a s5Sën e , n maltimaue <•"•« hTM déplacement plicité des action » l gar de comre la du licitudo ! Ïnnr ? 1 » Venir ' P ° l,ssés & «> 1 , l' enfant ' M L " < ra - ser Mai "g ueri te et voir ; P arIait franche 't 111 ' ct « e3 , car il s' attendrit , retrouva tref Js Ue sa GlIe * 868 élans d ' au * Gustave GyESYILLER . (A suivre .) ====================== © © 2016 – Bibliothèques d'Orléans